panthers

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Les principaux acteurs :

Bobby Seale (né le 22 octobre 1936)
est le co-fondateur du "Black Panther Party"
pour l'autodéfense.

Eldridge Cleaver (1935-1998)
est devenu l'un des "Panthers" les plus connus.

Little Bobby Hutton (1950-1968)
fut le premier à rejoindre le parti nouvellement crée.
Il mourut en 1968 dans le cadre du "Cointelpro"
(il était âgé de 17 ans).

Stokely Carmichael (1941-1998) fut celui qui inventa
le terme "Black Power".

David Hilliard fut impliqué dans toutes les activités
majeures en tant que responsable du staff du Black Panther Party.

Hoover (1895-1972) & le FBI. Hoover déclara que les "Panthers" représentaient "la plus grande menace existante pour la sécurité intérieure des Etats-Unis" ; Hoover fut l'un des hommes les plus puissants des Etats-Unis et fut président du FBI pendant 48 ans de mai 1924 jusqu'à sa mort le 2 mai 1972. Il fut craint de tous les présidents qui se succédèrent à la Maison-Blanche pendant son règne.

Fred Hampton fonda la section "Black Panthers" de la ville de Chicago en 1968 à 20 ans. Charismatique et dévoué à la communauté noire de Chicago, il mis en place des actions sociales telles que les petits déjeuners et les soins médicaux gratuits pour les enfants défavorisés de la ville de Chicago. Exécuté dans son sommeil par le FBI dans le cadre du "Cointelpro" au cours de l'année 1969.

# Gepost op donderdag 08 januari 2009, 14u32

les debut de l'esclavage raciste

les debut de l'esclavage raciste
a)les débuts de l'esclavage raciste

C'est en 1518 que la monarchie espagnole réussit pour la première fois à amener des esclaves noirs en Amérique, après avoir massacré les populations indigènes. Beaucoup de noirEs se révoltèrent, s'enfuirent et fondèrent des petites républiques indépendantes dans les zones délaissées par les colons européens.

Le commerce triangulaire, fondé sur la traite des esclaves noirEs d'Afrique vers l'Amérique par les Européens, permit une accélération de l'accumulation primitive du capital, aboutissant à l'industrialisation. Le commerce triangulaire était mené au départ par des marchands portugais et espagnols, puis par des Anglais et des Français.

Les bateaux chargés d'esclaves partaient d'Afrique de l'Ouest pour arriver à Bahia (Brésil), Saint-Domingue, Haiti, Cuba et la Virginie. Les bateaux repartaient après chargés de sucre, de tabac, puis de café et de coton. Le tout était produit par les esclaves enchaînés aux plantations. Les bateaux repartaient après d'Europe vers l'Afrique, chargés de pacotilles puis de produits textiles.

Au milieu du 19ème siècle les Etats du sud des USA produisaient ainsi les 3/4 de la production de coton. Les esclaves noirEs produisaient le produit d'exportation essentielle des USA et la matière première fondamentale pour l'industrie européenne en développement.

Il faut noter que les politiques de colonisation n'auraient pas pu avoir lieu sans la grande offensive patriarcale au 15ème siècle en Europe. La chasse au sorcière a détruit les communautés de femmes, les connaissances féminines quant à l'avortement et la contraception en général, la sexualité lesbienne... Les femmes furent forcées à avoir entre 10 et 20 enfants.

Cette donnée patriarcale faut également savoir qu'au départ il y eut des tentatives de mise en esclavage d'européens. Les Espagnols abandonnèrent très vite au XVIème siècle devant le manque d'"esclaves" potentiels. Les Anglais vendirent eux 90 jeunes femmes aux colons de Virginie, pour des kilos de tabac.

Autre fait important : les noirs avaient au départ (au 17ème siècle donc) encore la possibilité de se "racheter" ou d'être affranchi, puis d'avoir des propriétés et de voter. Les africains n'étaient alors que la minorité des esclaves, composés alors en majeure partie d'occidentaux "esclaves à temps partiel" pour ainsi dire. Ces "indentured servants" travaillaient en moyenne 7 années dans les plantations. Selon une loi de 1640, toute femme de chambre blanche qui désobéissait pouvait devenir esclave.

A la fin du 17ème siècle, l'esclavage "changea" de forme, et tous les esclaves étaient noirs. Le racisme devint alors une forme de domination reconnue et pratiquée à encore plus grande échelle. En 1660 les lois interdirent aux noirs de posséder des terres, de voter, de se marier avec des blancs. A cela s'ajoutent les interdictions d'aller à l'école, de s'organiser, de se rassembler, de travailler dans des postes qualifiés. L'idéologie de la suprématie blanche vint alors justifier la domination et l'exploitation des esclaves.

Au milieu du 19ème siècle les esclaves noirs - hommes, femmes, enfants à partir de 10 ans - travaillaient à 90% dans l'agriculture. Le fouet était le plus souvent la méthode pour "éduquer" les esclaves, voire la torture. La résistance des femmes noires, utilisant des moyens de contraception afin de limiter les naissances, fut brisée par la violence, les viols. Parfois les femmes noires tuaient leurs propres enfants pour ne pas en faire des esclaves.

Le viol était une méthode institutionnalisée de terrorisme contre les femmes noires, qui n'avaient pas le soutien des hommes noirs. Ces derniers étaient également éduqués de manière chrétienne, c'est-à-dire qu'on leur expliquait que la femme était inférieure, et qu'ils ne devaient pas faire des "travaux de femmes". Les femmes étaient cantonnées dans certains métiers spécifiques (cuisine, santé, ménage...) et le patriarcat des hommes noirs en était renforcé.

A la fin du 18ème siècle, 40% de la population des Etats du Sud des USA étaient des Africains devenus esclaves (et seulement 10% dans les Etats du Nord). En 1860 dans les Etats du Sud 1733 familles (formant le 1/3 de la population blanche des Etats du Sud) possédaient chacune au moins une centaine d'esclaves. En 1830 3777 personnes possédaient des esclaves.
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# Gepost op donderdag 08 januari 2009, 14u34

La lutte de libération des noirs dans les Etats du Sud des USA

La lutte de libération des noirs dans les Etats du Sud des USA
Les 300 années d'esclavage des noirEs furent marquées par 250 révoltes des esclaves. Sans compter les incendies, les sabotages, les empoisonnements, les cours de lecture et d'écriture organisés en cachette.

Il y eut également la communauté "maroon", qui existait depuis 1642 en Floride, et avait été fondé par des noirEs en fuite. Les Indiens Séminoles s'enfuirent là-bas vers 1750, et à partir de 1812 les USA tentèrent de détruire la communauté, qui se transforma en 1816 en "Etat séminole afro-indien". Il s'agissait d'une fédération de villages d'AfricainEs et de Native-Americans, qui résistèrent ensemble à l'armée des USA jusqu'en 1842.

Mais la communauté maroon n'était pas la première "zone libérée" :

en 1598, sur le territoire du Brésil actuel, des AfricainEs fondèrent une république de Palmares, plus grande en taille que la Belgique actuelle. Cette république sut se défendre des attaques néerlandaises et portugaises jusqu'en 1696 ;

en 1739 la Jamaïque gagne son indépendance après une révolte conduite par le général Kojo (Cudjoe) ;

de 1791 à 1804 c'est Toussaint L'Ouverture qui conduit la révolte à Saint-Domingue / Haiti, avec Christophe et Dessalines, contre les Français. Le but, un Etat noir reconnu par les nations du monde, sera définitivement anéanti en 1844 par l'arrivée de colons espagnols et la séparation de Saint-Domingue de Haiti par l'Espagne et les USA.

Il faut noter ici que Toussaint L'Ouverture est considéré comme le fondateur du nationalisme noir. Il a dépassé le repli isolationniste à la maroon, de la même manière que Tecumseh l'a fait à la même époque pour la "nation rouge".

Le mouvement lancé va s'amplifier : le 7 octobre 1800 1.000 personnes africaines armées et guidées par le général Gabriel Prosser marchent sur la ville de Richmond en Virginie. C'est une date symbole pour les Afro-Américains en lutte pour leur propre nation.

Les blancs répondirent par la répression et l'organisation de milices imposant l'interdiction de sortir entre 6 heures du soir et 6 heures du matin à tous/toutes les noirs. Au niveau international c'est en 1807/8 que le trafic d'esclaves fut officiellement interdit, après avoir coûté la vie à plus de 30 millions d'Africains. Mais rien ne changea aux USA. Le mouvement pour l'abolition de l'esclavage ne réussit pas à s'imposer dans la rédaction de la constitution (guerre d'indépendance, 1775-1783).

Le second mouvement abolitionniste, issu d'une révolte en 1831, était confronté à trois problèmes centraux le divisant :
le rôle de la femme (interdite de présence lors des réunions) ;
le soutien ou non au projet de rapatriement demandé par l'American Colonization Society qui veut expulser les noirs au Libéria ;
la question de la violence.

David Walker, un "affranchi", a formulé théoriquement la dernière question. Voulant au départ une lutte démocratique pour modifier les lois, il se prononcera ensuite pour un gouvernement des noirs pour les noirs. Ce second abolitionniste a eu de l'écho dans les classes populaires blanches, elles aussi confronté à la brutalité anti-démocratique du régime.

Le mouvement des femmes, essentiellement petit-bourgeois, s'est lancé comme conséquence des luttes démocratiques des noirs. Les noirs organisèrent également clandestinement des "fuites" vers des zones libérées. Harriet Tubman construisit ainsi un "undeground railroad" (chemin de fer clandestin), avec des passeurs et des bases (les "safe-houses"). Tubman s'était également enfui, et entendait aider les autres à s'enfuir vers les USA du nord et le Canada, où l'esclavage n'existait plus grâce aux réalités industrielles. En 1850 fut en réponse créé une nouvelle loi, le "fugitive slave act", permettant la traque et les primes pour les esclaves s'étant enfuiEs. Les noirEs organisèrent alors des groupes d'auto-défense.
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# Gepost op donderdag 08 januari 2009, 14u39